Le projet REV est depuis 2005 une réflexion et une confrontation d’expériences partagées entre la France et l’étranger. Il est né de la volonté de les transcrire dans un projet commun.

Cette réflexion prend forme grâce à différents concours, projets et réalisations internationales, qui ont été reconnus par des prix et mentions officielles.

REV se définit comme un préfixe, l’amorce d’une narration.

Pour nous formes et idées ne prennent vie qu’après avoir été organisées à l’intérieur d’une structure narrative, qui s’inscrit profondément dans les différents contextes de chaque projet :

  • _Les désirs d’un client ;
  • _La culture et les plaisirs d’un pays;
  • _Le caractère et les préexistences d’un lieu ;
  • _Le paysage ;
  • _L’époque : la nôtre.
  • L’architecture que nous proposons se nourrit de contaminations (certaines réelles, d’autres plus subjectives ou sensibles…) et tente de s’affranchir des limites de sa pure définition fonctionnelle.

    Le projet devient un lieu de protestation contre son identité et son héritage moderne.

    La contamination, l’interaction du projet avec ses différents contextes, est aujourd’hui portée par de nouvelles interfaces technologiques qui permettent de briser définitivement l’identité du volume architectural classique, ses limites, sa matérialité.

    Les termes opposés hérités des idéologies modernes, tels que projet/ contexte, ouvrage de l’homme/ œuvre de la nature, neuf/ ancien, vide/ plein, éternel/ éphémère, … n’ont aujourd’hui plus la même acuité mais définissent le territoire d’exploration d’une nouvelle écriture architecturale, ouverte, moins rationnelle et encyclopédique et toujours plus émotionnelle.

    Celle-ci veut amplifier notre capacité à ressentir avant de comprendre.

    L’émotion devient l’agent sublimatoire capable de révéler un lieu, son histoire, ses désirs, son paysage, ses couleurs.

    Cette nouvelle «extra territorialité» de l’architecture est la conséquence d’un monde qui communique toujours plus à travers l’œil.

    S’inscrire, s’adapter, se répandre dans la réalité qui nous entoure est une des raisons de l’art et donc de l’architecture d’aujourd’hui : et comme toute œuvre d’art nous ouvre à la compréhension de la réalité du présent.